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Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire absolument incroyable. C'est une histoire de pouvoir, de justice, de stratégie et surtout d'évasion.
Une histoire si folle qu'on pourrait croire à un film. Et pourtant, elle est bien réelle. Cette histoire, c'est celle de Carlos Ghosn, un homme d'affaires, brésilo-franco-libanais.
Il a trois nationalités : la nationalité brésilienne, la nationalité française et la nationalité libanaise. Carlos Ghosn est l'ancien patron de Renault et Nissan, donc des marques de voitures. C'est l'une des figures les plus connues de l'industrie automobile dans le monde. En novembre 2018, il est arrêté au Japon. Un an plus tard,
alors qu'il attend son procès à Tokyo et qu'il a été placé sous un contrôle judiciaire très strict, il disparaît. Puis, soudain, il va réapparaître à Beyrouth, au Liban.
Comment un homme aussi surveillé a-t-il pu quitter clandestinement le Japon ? Comment a-t-il échappé à la police, aux caméras, aux contrôles et même à la justice japonaise.
C'est ce que nous allons voir dans cette vidéo. Comme d'habitude, bien sûr, ce sujet, cette histoire est un prétexte pour vous aider à pratiquer votre français d'une manière un peu plus ludique, d'une manière un peu plus enthousiasmante, et ainsi d'apprendre du nouveau vocabulaire, des nouvelles expressions en français.
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Je vous remets bien tout dans la description. Avant de vous raconter la fuite, il faut comprendre qui est Carlos Ghosn. Pendant des années, Carlos Ghosn est une star du monde des affaires. Il est connu pour avoir redressé Nissan et pour avoir dirigé l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Mais en novembre 2018, tout bascule.
Le 19 novembre, à son arrivée à Tokyo, à bord d'un jet privé, il est arrêté par les autorités japonaises. Les procureurs l'accusent notamment d'avoir dissimulé, d'avoir caché une partie de sa rémunération et d'avoir utilisé des fonds de l'entreprise, donc de l'argent de l'entreprise, à des fins personnelles, donc pour lui.
Carlos Ghosn, de son côté, nie ces accusations. Il dit que ce n'est pas vrai. Au fil des mois, les ennuis s'accumulent. Il va finir par faire face à quatre chefs d'accusation différents au Japon. Parmi eux, on vient de le dire, il y a la dissimulation d'une partie de sa rémunération, le transfert temporaire de pertes
financières personnelles vers Nissan en 2008 et des paiements liés à des concessionnaires au Moyen-Orient dont les procureurs estiment qu'ils l'ont enrichi personnellement. Carlos Ghosn, lui, répète qu'il est innocent et parle d'une affaire politique et interne à l'entreprise.
Après plus de 100 jours, il obtient finalement la possibilité d'une libération sous caution. Nous sommes en mars 2019 et le montant de cette caution est énorme puisqu'il s'élève à environ un milliard de yens, soit presque 9 millions de dollars.
Lors de cette libération, le 6 mars, il a été un peu moqué dans les médias parce qu'il était vêtu d'une combinaison d'ouvrier dans le but de tenter d'échapper aux caméras.
Les conditions de cette libération sont très strictes. Il n'a pas le droit de quitter le Japon. Ses trois passeports sont remis à son avocat. Des caméras de surveillance sont installées dans sa résidence. Il n'a pas le droit d'utiliser Internet ou d'accéder à ses emails.
Ses contacts avec certaines personnes liées à l'affaire sont extrêmement restreints et contrôlés, et notamment avec sa propre épouse. Le 4 avril, à peine un mois plus tard, il est à nouveau interpellé pour des faits supplémentaires par la justice japonaise et il repart en prison. Il va alors débourser la somme de 500 millions
de ¥, soit à peu près 4 millions de dollars, pour être à nouveau libéré sous caution. Au total, il a dépensé près de 13 millions de dollars pour être remis en liberté sous caution.
Il sort donc de prison le 25 avril 2019, à nouveau avec des conditions très strictes. À ce moment-là, beaucoup pensent que Carlos Ghosn va sagement attendre son procès depuis sa résidence à Tokyo. Mais ce n'est pas du tout ce qui va se passer.
Selon Reuters, l'agence de presse britannique, Carlos Ghosn a plus tard affirmé qu'il ne croyait plus en la possibilité d'avoir un procès équitable au Japon, un procès juste.
Lors d'une conférence de presse donnée à Beyrouth en janvier 2020, après sa disparition, dont on va parler en détail, il a accusé des responsables de Nissan d'avoir organisé sa chute.
Il a parlé d'un complot, de charges sans fondement et d'un système décidé à le briser. Que l'on croit ou non à sa version, une chose est certaine, à la fin de l'année 2019, il n'a plus du tout confiance en la justice japonaise.
Et pendant que le public imagine un homme bloqué à Tokyo, d'autres personnes sont en train d'organiser sa fuite. C'est ici que l'histoire devient presque irréelle.
Concentrons-nous sur les journées du 28 et 29 décembre 2019. D'après un document judiciaire américain, Peter Taylor, un des hommes qui a participé à la fuite de Carlos Ghosn, s'était déjà rendu au Japon à plusieurs reprises pour rencontrer l'homme d'affaires dans les mois qui ont précédé l'évasion. Puis, les 28 et 29 décembre,
le plan entre dans sa phase finale. Peter Taylor arrive à Tokyo le 28 Le lendemain, 29 décembre, son père, Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines, arrive au Japon avec un autre homme, Georges-Antoine Zayek, à bord d'un jet privé en provenance de Dubaï. Ils atterrissent à l'aéroport de Kansai,
près d'Osaka, avec des grandes caisses noires ressemblant à du matériel audio ou à des caisses pour instruments de musique. Ils vont d'ailleurs déclarer au personnel de l'aéroport qu'ils sont musiciens. Ils vont alors déposer ces caisses dans un hôtel à proximité de l'aéroport et ensuite prendre un train vers Tokyo. En parallèle, ce même 29 décembre,
des images de vidéosurveillance révèlent que Carlos Ghosn a quitté son domicile vers 14h30, seul et sans bagage. Bien sûr, il a l'interdiction de quitter le Japon, mais il peut s'y déplacer librement dans une limite de 72 heures. Donc, jusqu'ici, tout va bien.
Ce dernier se rend au Grand Hyatt, qui est un hôtel, où il va retrouver Peter Taylor. Il va aller dans la chambre de ce dernier et se changer, mettre d'autres vêtements.
Les quatre hommes vont ensuite se retrouver dans l'hôtel avant de prendre des directions différentes. Peter Taylor va partir seul vers l'aéroport de Narita pour prendre un vol vers la Chine. Les trois autres hommes vont, quant à eux, prendre le train pour retourner à l'hôtel près de l'aéroport de Kansai.
Jusque-là, à nouveau, Carlos Ghosn est toujours dans son droit et rien n'alerte les autorités japonaises. Et c'est là que la tension va commencer à monter petit à petit.
Le soir du 29 décembre, vers 22h00, les musiciens, Michael Taylor et Georges-Antoine Zayek, quittent l'hôtel avec leurs bagages, y compris leur matériel audio.
Donc, les grands caissons, les caisses qui pourraient contenir des instruments ou du matériel audio. Seuls ces deux hommes vont quitter l'hôtel. Les images de surveillance ne montrent pas Carlos Ghosn en train de quitter cet hôtel. Si on regarde de plus près ces caisses, on peut remarquer que l'une d'entre elles est percée de petits trous pour laisser passer de l'air.
Les deux hommes se rendent ensuite à l'aéroport et montent avec leurs bagages à bord d'un jet privé sans être inspectés. En effet, jusqu'alors, il n'y avait pas de contrôle de sécurité au Japon pour les bagages montant à bord de jets privés.
L'avion décolle vers la Turquie aux alentours de 23h00. Deux jours plus tard, le 31 décembre 2019, Carlos Ghosn annonce publiquement qu'il se trouve au Liban.
Autrement dit, en quelques heures, un homme théoriquement bloqué au Japon s'était volatilisé. Vous l'avez compris, le trajet de l'avion ne s'est pas arrêté à la Turquie.
Des sources concordantes indiquent qu'il y a bien eu deux vols. Un premier vol entre le Japon et Istanbul en Turquie et un second vol entre Istanbul et Beyrouth.
La société turque MNG Jet a déclaré qu'un de ses employés avait d'ailleurs falsifié des documents afin que le nom de Carlos Ghosn n'apparaisse pas dans les dossiers officiels des vols.
Plus tard, d'ailleurs, en Turquie, plusieurs personnes vont être poursuivies dans cette affaire. En 2021, un tribunal turc a condamné un dirigeant et deux pilotes à des peines de prison avant qu'un nouveau procès, en 2023, les acquitte. Au Japon, cette évasion provoque l'embarras des autorités. C'est un vrai choc. Les procureurs dénoncent une fuite
illégale et sa caution est annulée. Ça veut dire qu'en fuyant, il a laissé derrière lui les presque 13 millions de dollars qu'il ne reverra jamais.
Une notice rouge d'Interpol est alors demandée. Mais problème, le Liban n'a pas d'accord d'extradition avec le Japon. En pratique, ça signifie simplement que Carlos Ghosn ne peut pas être renvoyé de Beyrouth à Tokyo.
Tant qu'il reste au Liban, il est en sécurité. Je vous le disais, très peu de temps après cette évasion, le 8 janvier 2020, Carlos Ghosn va donner une conférence de presse depuis Beyrouth, donc il va prendre la parole. Il va ainsi justifier sa fuite.
Il va dire qu'il n'a pas fui la justice, mais l'injustice. Il affirme qu'il n'avait aucune chance d'avoir un procès équitable au Japon. Il accuse une partie de la direction de Nissan d'avoir voulu l'éliminer pour empêcher une intégration plus profonde avec Renault.
Évidemment, le Japon, de son côté, rejette ces critiques. Naturellement, cette conférence de presse ne ferme pas l'affaire et elle ne fait que l'internationaliser davantage, encore plus. Mais vous vous en doutez, l'histoire ne s'arrête pas à Carlos Ghosn. Elle a naturellement eu des conséquences
pour ceux qui l'ont aidé. Michael et Peter Taylor ont été arrêtés aux États-Unis en mai 2020. Après une bataille judiciaire, ils vont être extradés vers le Japon. Ils sont envoyés au Japon.
En juin 2021, ils vont plaider coupable et le tribunal va condamner Michael Taylor à deux ans de prison et Peter Taylor à un an et huit mois. Le juge souligne que leur action a permis à un accusé dans une affaire grave de quitter le Japon et qu'il n'y avait plus ensuite aucune perspective de procès pour ce dernier. Et aujourd'hui, Carlos Ghosn est toujours
au Liban, il vit toujours là-bas. Et comme je vous le disais, à cause de la notice rouge d'Interpol, c'est compliqué pour lui de quitter ce pays, au risque de se faire arrêter.
Mais depuis, ses problèmes judiciaires ne se limitent plus au Japon. Dans le cadre d'une autre affaire, en France, cette fois, des juges français ont ordonné en 2025 son renvoi devant un tribunal pour des soupçons de corruption et d'abus de pouvoir.
Il nie également ces accusations. Voilà, c'est la fin de cette histoire où la réalité a dépassé la fiction. Et d'ailleurs, si vous voulez en savoir plus, si vous voulez avoir plus de détails sur cette affaire, Netflix en a même fait un documentaire.
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