
Après 25 ans à gauche, la ville de Paris va-t-elle basculer à droite ?
La campagne pour les élections municipales bat actuellement son plein en France.
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Learn French with the News. Aujourd'hui,
je vous propose de pratiquer votre français et d'apprendre des nouveaux
mots grâce à cette actualité : les élections municipales à Paris de 2026.
Dans cette vidéo, nous allons aborder différents points. Premièrement, le mode de fonctionnement
des élections municipales en France et plus spécifiquement à Paris. Ensuite, nous parlerons
du bilan de la maire actuelle. Nous passerons ensuite en revue les principaux candidats
à la mairie de Paris. Vous allez le voir, c'est assez intéressant,
car certains candidats sont impliqués dans des affaires judiciaires et des procès vont avoir lieu
cette année les concernant. Enfin, nous passerons au sondage. Comme d'habitude,
cette vidéo est accompagnée d'une fiche de vocabulaire qui reprend l'ensemble
des mots de cette vidéo ainsi que la transcription. Pour y avoir accès, il vous suffit
de cliquer sur le lien en description. Mais comment fonctionnent les élections municipales ?
L'objectif des élections municipales est d'élire les différents maires des communes, des villes
ou des villages de France. Elles servent à élire les maires, mais pas seulement,
également les conseils municipaux. Cette année, ces élections auront lieu le 15 et le 22 mars.
À Paris, ces élections servent à élire les conseillers d'arrondissement,
mais également les conseillers de Paris. Les conseillers d'arrondissement élisent
ensuite le maire ou la maire d'arrondissement et les membres du conseil de Paris vont,
quant à eux, élire le maire de Paris. Le jour du scrutin, chaque électeur parisien sera invité
à glisser, à mettre successivement un bulletin de vote dans deux urnes. Un bulletin servira à élire
les conseillers de son arrondissement et l'autre à élire les conseillers de la ville de Paris.
Généralement, lors de ces élections municipales, il y a deux tours. C'est pour ça que je vous
parlais de deux dates distinctes. On parle bien sûr du premier tour pour la première journée de vote
et de second tour pour la deuxième, une semaine plus tard. Toutes les listes qui font au moins 10%
des voix sont invitées à passer au second tour. Bien évidemment, si elles le souhaitent,
elles peuvent se retirer. On l'a vu lors des précédentes élections municipales, par exemple,
Certaines listes se retirent afin de concentrer les voix sur une autre liste,
par exemple, pour faire barrage à un parti d'extrême droite.
Ces élections peuvent également se jouer en un seul scrutin, donc en un seul tour, si une liste
obtient plus de 50% des voix. Elle obtient alors la majorité absolue et la liste est élue.
Dans chaque arrondissement, la liste arrivée en tête obtient 50%
des sièges et le reste des sièges vont être répartis à la proportionnelle
entre tous les partis qui ont obtenu plus de 5% au deuxième tour ou bien sûr
au premier tour, si un des partis avait obtenu la majorité absolue. Le plus important n'est donc pas
de faire un énorme score, mais bien d'être premier, car même s'il n'y a qu'une voix d'écart
entre la première et la deuxième liste, la première obtient 50% des sièges.
Pour le Conseil de Paris, qui sera chargé d'élire le maire de la capitale, la liste arrivée en tête
obtient 25% des sièges afin de laisser un peu plus de place à l'expression
des autres courants d'opinion, des autres partis politiques. Et ça, c'est assez nouveau.
C'est la première fois que les élections se passent de cette manière
à Paris avec deux choix à faire. Avant de poursuivre sur le contexte actuel à Paris,
je voudrais prendre une petite minute pour vous parler de mon partenaire, LingoPie.
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Passons au contexte politique parisien et au bilan d'Anne Hidalgo. La maire de Paris actuelle
s'appelle Anne Hidalgo. Elle fait partie du Parti socialiste du PS et a été élue une première
fois en 2014, puis réélue en 2020. Malgré cette réélection, elle n'est pas
exactement ou extrêmement populaire, en tout cas au niveau national. En 2022, elle était candidate
à l'élection présidentielle et elle a enregistré un score historiquement
bas pour une candidate socialiste. En effet, elle a réuni à peine 1,75% des voix.
Concernant la mairie de Paris, elle a annoncé dans une interview
au journal Le Monde en novembre 2024, qu'elle ne se représenterait pas
pour un troisième mandat en 2026. C'est une décision que j'ai prise depuis longtemps.
Je me suis toujours inscrite dans l'idée que deux mandats étaient suffisants pour
mener à bien de profonds changements. Cette décision ouvre donc une vraie
bataille pour l'après Hidalgo. Après presque 25 ans de gouvernance de la gauche à Paris,
plusieurs analystes estiment qu'un basculement vers la droite est possible,
même si le résultat reste incertain. Depuis plusieurs années, le bilan
d'Anne Hidalgo divise fortement. Certains saluent, par exemple, la transformation de la ville
vers moins de voitures. Anne Hidalgo a déclaré que le trafic automobile et la pollution avaient été
réduits de 40% et que plus de 500 kilomètres de pistes cyclables avaient été créées.
Donc, la place de la voiture a nettement reculé, notamment grâce à la piétonisation, le fait d'avoir
rendu piéton des voies sur les berges. Avant, les voitures pouvaient circuler vraiment en contrebas,
le long de la Seine. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Environ 300 rues ont également été
fermées aux voitures, donc ont été rendues piétonnes. Et certains boulevards ont été rétrécis
pour laisser plus de place aux cyclistes et aux piétons. Donc, évidemment, pour les soutiens,
cela va avec une ville plus agréable à vivre quand on se déplace à pied ou à vélo.
Deuxième point positif, c'est le développement des logements sociaux.
En effet, une loi demande d'atteindre un certain pourcentage de logements sociaux dans chaque ville.
Et sous Anne Hidalgo, Paris a atteint l'objectif de 25% de logements sociaux.
Bien évidemment, cela nécessitait de forts investissements financiers.
Mais vous l'avez compris, l'idée, en construisant ces logements sociaux,
est de maintenir dans la ville des habitants avec des revenus plus modestes.
Et enfin, troisième point assez positif de son bilan, c'est la réussite des Jeux olympiques 2024.
D'autres événements positifs peuvent être également ajoutés à son bilan,
comme par exemple la réouverture de Notre-Dame de Paris à la fin de l'année 2024.
Que ce soit les Jeux olympiques ou Notre-Dame, ça permet de faire rayonner Paris à l'international.
Sur les principaux points négatifs que mettent en avant les détracteurs d'Anne Hidalgo,
les personnes qui ne l'aiment pas beaucoup, on peut notamment citer la dette en forte hausse.
En effet, en 10 ans, donc entre 2014 et 2024, cette dette a doublé.
Elle est passée de 4,2 milliards à 9,3 milliards à la fin de l'année 2024.
Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France, c'est la région où est située Paris,
parle d'une situation budgétaire devenue dégradée. C'est l'inverse d'améliorer. En réponse à ça,
Anne Hidalgo et sa majorité répondent que cette dette finance des investissements de long terme,
logements sociaux, services publics, patrimoine, et qu'elle doit être
comparée au patrimoine de la ville qui, lui, est estimé à environ 45 milliards d'euros.
Deuxième point négatif qui ressort, c'est la propreté et l'entretien de la ville.
De nombreux articles de presse soulignent le mécontentement des Parisiens sur la saleté des rues,
les déchets, les tags. Et on entend parfois parler d'un Paris sale ou dégradé. Et enfin,
troisième point négatif de son bilan concerne les difficultés de circulation et les travaux.
Donc, les opposants d'Anne Hidalgo lui reprochent d'avoir créé un chaos urbain
dans la circulation avec la multiplication des travaux, notamment pour rendre
certains espaces piétons, la diminution des voies et une cohabitation assez difficile
entre les cyclistes, les automobilistes, les piétons, les personnes
à trottinettes ou encore les bus. Même si Anne Hidalgo n'est pas candidate, son image est
au cœur de la campagne. Cette polarisation autour de la mairie sortante influence directement
la campagne de 2026, car les candidats doivent faire un choix, se présenter comme une continuité,
donc la suite logique, soit comme une rupture avec ce bilan. Proposer quelque chose
de totalement différent. Mais qui sont les six principaux candidats à la mairie de Paris
pour cette élection de 2026 ? Avant de vous présenter ces candidats,
voici un petit résumé de la situation. D'un côté, à gauche, il y a plutôt une stratégie d'union.
L'union fait la force, on dit en français. Il n'y a que la France Insoumise,
c'est un parti de gauche plus radical que le PS, qui joue un peu les cavaliers seuls.
Mais tous les autres partis de gauche se sont réunis. À droite, on a une fragmentation.
Il y a plus de candidats et ça, ça pourrait entraîner une fragmentation
des voix et desservir la droite. Autre point important à souligner, c'est le calendrier judiciaire,
car en effet, on va le voir en détail un peu plus tard, deux candidates sont impliquées dans des
affaires judiciaires et les procès auront lieu un peu plus tard cette
année, en mai 2026 et en septembre 2026. Et ça, ça pourrait avoir de réelles conséquences,
car en cas de condamnation, elles pourraient être déclarées inéligibles.
Ça voudrait dire que si une de ces deux candidates est élue à la mairie de
Paris, elle serait obligée de quitter son poste. Et cela, à peine quelques mois après les élections.
Passons aux candidats. Commençons par Emmanuel Grégoire, le successeur pour le Parti
socialiste pour le PS. C'est l'ancien premier adjoint d'Anne
Hidalgo, c'était le numéro 2 à la mairie de Paris pendant un certain temps.
Aujourd'hui, c'est le principal candidat de l'Union de la Gauche, à part pour la France insoumise,
je vous le disais juste avant. Il est soutenu par le Parti socialiste, par les écologistes,
par le Parti communiste et par un autre parti de gauche qui s'appelle Place Publique.
Il s'inscrit dans la continuité d'Anne Hidalgo, mais il essaye tout de même de s'en distinguer.
Ce candidat, il arrive en tête dans la plupart des récents sondages. C'est lui qui incarne le mieux
la gauche, mais il a tout de même deux points faibles. Le premier, c'est qu'il est
assez peu connu du grand public. Et le second, c'est qu'il s'inscrit évidemment dans la continuité
d'Anne Hidalgo. Et ça pourrait être un handicap auprès des électeurs qui sont un peu fatigués
des points négatifs de son bilan et qui seraient fatigués par les polémiques autour
de la propreté, des difficultés de circulation ou encore de la dette. La candidate de la droite
traditionnelle, c'est Rachida Dati. Actuellement, elle est maire du 7ᵉ
arrondissement parisien et c'est une ancienne ministre de la Justice. Elle, au niveau national,
elle est extrêmement connue, contrairement au candidat du Parti socialiste.
C'est vraiment elle qui incarne la principale alternative à droite
et elle se présente comme la candidate de l'ordre, de la propreté et de la
rigueur dans les finances de la ville. Rachida Dati fait partie des deux candidates qui ont
des démêlés avec la justice. En effet, elle est impliquée dans plusieurs affaires judiciaires,
notamment autour de ses relations professionnelles avec l'homme d'affaires, Carlos Ghosn.
Dans ce cadre, Rachida Dati a été mise en examen et elle va être envoyée devant
le tribunal pour des soupçons de corruption et de trafic d'influence. Bien sûr, des accusations
qu'elle conteste fermement. Si elle est condamnée et qu'en prime,
elle l'écope, elle reçoit une peine d'inéligibilité, elle devrait quitter son poste.
Et malheureusement, ce n'est pas la seule affaire dans laquelle elle est impliquée.
Il y a également des polémiques autour de ses anciennes dépenses en tant
que ministre et plus récemment, sur des demandes de prise en charge
de frais d'avocat par la ville de Paris. Et ça, ça alimente des critiques concernant son respect
de l'argent public. Troisième candidat, c'est Pierre-Yves Bournazel. C'est notamment le candidat
soutenu par le parti présidentiel. Il est actuellement député de Paris. Au vu des sondages,
il a très peu de chances d'être élu maire de Paris, mais beaucoup de commentateurs
le décrivent comme un faiseur du roi, au second tour. C'est-à-dire que ses voix,
donc son opinion, pourra faire pencher la balance plutôt vers la droite ou plutôt vers la gauche.
Candidate suivante, il s'agit de Sophia Chikirou. C'est la candidate de la France
insoumise, donc du parti d'extrême gauche, selon le ministère de l'Intérieur.
Elle mène une campagne sous le slogan "Le Nouveau Paris populaire" et elle a
un discours très social et critique la politique d'Anne Hidalgo, qu'elle qualifie de droite.
Elle refuse certains compromis avec les socialistes et les écologistes.
Elle est impliquée dans deux affaires, dont l'une qui sera jugée au mois de mai
et qui concerne des faits d'escroquerie datant de l'été 2018. L'escroquerie aurait été faite
au préjudice, donc au détriment d'un site d'actualité qui s'appelle Le Média
et qu'elle dirigeait à l'époque. Théoriquement, elle risque d'ailleurs
jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 375 000 €.
Et bien sûr, une peine d'inéligibilité. Elle est également mise en examen
dans une autre grosse affaire qui concerne la campagne de Jean-Luc Mélenchon lors des
précédentes élections présidentielles. Dans ce cadre-là, elle est soupçonnée d'escroquerie
aggravée et d'abus de biens sociaux. Ensuite, nous avons deux candidats
d'extrême droite, Sarah Knafo, pour le parti Reconquête, qui est le parti d'Eric Zemmour.
Je ne sais pas si vous en avez beaucoup entendu parler à l'international,
mais c'est un parti avec une ligne très dure sur l'immigration et la sécurité.
Et nous avons Thierry Mariani pour le Rassemblement National, le parti de Marine Le Pen.
Thierry Mariani, c'est un ancien ministre sous Sarkozy, car à l'époque,
il était chez les Républicains et aujourd'hui, c'est un député européen.
Et lui, il vise à installer durablement le RN à Paris, même si ce parti reste
largement minoritaire dans la capitale. Ces deux candidats d'extrême droite font
très régulièrement le buzz à cause de leur prise de position très tranchée et très dure,
que ce soit sur l'immigration, la sécurité ou encore l'islam. Cependant, dans une ville comme Paris
où l'extrême droite est historiquement très faible, ils ont assez peu de
chances d'accéder à la mairie de Paris. Mais néanmoins, ils peuvent peser dans le débat public.
D'ailleurs, vous avez peut-être vu des extraits où Sarah Knafo, la candidate d'extrême droite
pour reconquête, s'est un peu ridiculisée sur le plateau de BFM TV en répondant
à des questions du présentateur. En effet, quand ce dernier lui a demandé le prix du pass Navigo,
c'est l'abonnement des transports en commun à Paris, elle a répondu qu'il s'élevait à 50 € par an,
alors qu'en réalité, il est de plus de 90 € par mois, soit 20 fois plus que ce qu'elle pensait.
Concernant les sondages récents, je vous le disais, c'est Emmanuel Grégoire qui arrive en tête.
Avec ensuite Rachida Dati. Et en fonction des commanditaires des
sondages, ils sont plus ou moins serrés. Par exemple, un sondage qu'on a pu
retrouver dans Le Parisien et qui a été fait par Ifop Fiducial, on voit que les intentions de voix
pour Emmanuel Grégoire au premier tour sont de 32% contre 28% pour Rachida Dati.
Donc, le candidat soutenu par le parti présidentiel atteindrait les 14%,
Sophia Chikirou, les 11%, Sarah Knafo, les 9% et Thierry Mariani, les 5%.
Dans un autre sondage réalisé par Opinion Way, qui a notamment été relayé par Europe 1,
Emmanuel Grégoire reste premier, mais avec 30% d'intention de voix contre 24% pour Rachida Dati.
C'est là que ça devient particulièrement intéressant d'un point de vue politique.
En cas de duel au second tour, ce qui est fortement probable,
entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, un sondage d'IFOP fiducial indique
que les résultats seraient à 50-50, ce qui montre un résultat potentiellement très serré.
La mairie de Paris va-t-elle rester à gauche, dans la continuité de ces dernières années,
ou basculer à droite avec, vous l'avez compris, une ligne directrice complètement différente.
Il nous faut maintenant patienter jusqu'au 22 mars pour le savoir.
Voilà, vous avez maintenant une vue d'ensemble des élections municipales de 2026 à Paris.
Pour pratiquer votre français, n'hésitez pas à me dire en commentaire
quels sont les principaux problèmes de votre ville et quels sont les principaux points positifs.
Vous pouvez aussi me raconter comment se passent les élections municipales chez vous.
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Je vous dis à très vite.

