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Parlons maintenant du contexte, de la situation en Iran.
Pour comprendre ce qu'il s'est passé ces derniers jours, il faut revenir quelques mois en arrière.
A partir de fin décembre 2025, des manifestations massives ont éclaté en Iran, ont débuté en Iran.
Ces manifestations sont devenues les plus importantes depuis la révolution en 1979.
Elles se sont répandues dans plus de 100 villes du pays, selon plusieurs médias français comme France 24 ou France Info.
A ces manifestations, le régime iranien a répandu par une répression extrêmement violente.
Les gardiens de la révolution, le régime iranien, ont utilisé des armes à feu, des drones et des mitrailleuses lourdes contre les manifestants.
Les incidents les plus meurtriers ont eu lieu les 8 et 10 janvier 2026.
Selon les organisations de défense des droits humains, environ 7000 personnes, 7000 manifestants auraient été tués.
D'autres ONG et le président américain Donald Trump affirment que le régime aurait tué au moins 32 000 manifestants.
Les autorités iraniennes, elles, ont reconnu 3000 morts.
Face à cette répression, les tensions au niveau international se sont intensifiées, donc sont devenues plus fortes.
Le 13 janvier 2026, de hauts responsables de la sécurité nationale américaine se sont réunis à la Maison Blanche pour examiner les options militaires.
Le 25 janvier 2026, un groupe de porte-avions américain, l'USS Abraham Lincoln, a été déployé dans le golfe Persique.
Et le 28 janvier 2026, Donald Trump a annoncé publiquement qu'une immense armada se dirigeait vers l'Iran.
En parallèle, des négociations indirectes ont eu lieu entre les États-Unis et l'Iran,
notamment les 6 février 2026 à Mascat, la capitale d'Oman, et 26 février à Genève.
Mais ces négociations n'ont pas permis d'aboutir à un accord.
Autrement dit, la voie diplomatique a échoué.
Le samedi 28 février 2026, au matin, Israël et les États-Unis ont lancé une opération militaire conjointe contre l'Iran.
Côté Israël, l'opération a été baptisée Lyon-Rugissant.
Du côté américain, le Pentagone l'a nommée Führer-Epic.
Selon France 24 et France Info, deux fortes détonations ont été entendues à Téhéran, la capitale iranienne, dès les premières heures de l'opération.
D'épaisses colonnes de fumée se sont élevées dans le centre et l'est de la ville.
Les frappes ont visé des sites militaires, des lanceurs de missiles, des radars, des défenses antiaériennes,
mais aussi des lieux stratégiques du pouvoir iranien, y compris le quartier où se trouvait la résidence de l'ayatollah Ali Khamenei.
Des explosions ont également été signalées dans d'autres villes iraniennes.
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des centaines de cibles militaires iraniennes.
Donald Trump, dans un message sur son réseau social Truth Social, a déclaré avoir lancé des opérations de combat majeurs en Iran.
Il s'est adressé directement au peuple iranien en disant
« L'heure de votre liberté est à portée de main » et a appelé les Iraniens à s'emparer du pouvoir.
Plusieurs hauts responsables iraniens ont été touchés dans ces frappes.
Trois sources rapportées par France 24 ont confirmé la mort du ministre iranien de la Défense,
du commandant des Gardiens de la Révolution et de proches d'Ali Khamenei.
Puis, au petit matin du dimanche 1er mars, la télévision d'État iranienne a confirmé la mort du guide suprême Ali Khamenei,
qui était au pouvoir depuis 1989. Malheureusement, ces frappes ont également touché des civils.
La télévision d'État iranienne a rapporté qu'une école de filles avait été frappée dans la ville de Minab,
dans le sud du pays, faisant plus d'une centaine de morts.
Le croissant rouge iranien a recensé plus de 201 morts et 747 blessés lors de cette première journée d'attaque.
Quelques heures seulement après l'offensive israélo-américaine, l'Iran a décidé de riposter.
L'Iran a ainsi lancé une première vague d'attaques massives de missiles et de drones.
Simultanément, l'Iran a ciblé Israël et des bases militaires américaines situées dans les pays du Golfe.
En Israël, des missiles iraniens ont vécu.
Jebel Ali, qui est un hub logistique majeur, a également subi un incendie.
Au total, trois personnes auraient été tuées aux Émirats.
Des ressortissants pakistanais, népalais et bangladais.
Et 58 personnes auraient été blessées, selon le ministère de la Défense.
Un fait particulièrement marquant pour la France, la base navale française d'Al Salam, à Abu Dhabi,
également appelée camp de la paix, a été touchée par des drones iraniens dimanche 1er mars.
Selon France Info, un hangar a été touché, provoquant un incendie,
mais aucun blessé n'a été signalé parmi le personnel français.
Cette base avait été inaugurée en 2009 par l'ancien président Nicolas Sarkozy.
Pour vous donner des chiffres, la France déploie 900 personnels militaires et civils aux Émirats.
Passons maintenant à la situation dans les autres pays du Golfe.
Au Bahreïn, le quartier général de la 5e flotte américaine a été directement frappé par un missile.
45 missiles et 9 drones iraniens ont été abattus et 4 personnes ont été blessées.
Au Qatar, 16 personnes ont été blessées
dans des attaques menées à l'aide de 44 missiles et 8 drones.
Comme à Dubaï et à Abu Dhabi, le trafic aérien a été suspendu.
Au Koweït, une personne a été tuée et on recense 32 blessés.
Des frappes ont visé la base américaine d'Ali al-Salem, ainsi que des navires dans l'océan indien.
L'aéroport international du pays a également été visé.
L'Arabie saoudite a confirmé avoir repoussé des attaques
contre sa capitale Riyad et sa Provence orientale sans victime à déplorer.
Les 6 États du Conseil de coopération du Golfe, réunis en urgence en visioconférence,
ont dénoncé les dégâts considérables causés par les attaques perfides de l'Iran
et se sont réservés le droit de répondre à l'agression, selon France Info.
De leur côté, les gardiens de la Révolution, donc le régime iranien,
ont annoncé avoir ordonné aux navires commerciaux d'arrêter d'emprunter le canal d'Hormuz.
Ce canal, c'est un passage stratégique par lequel transite une grande partie du pétrole mondial.
Deux navires auraient d'ailleurs été attaqués dimanche selon les agences de sécurité maritime.
Lundi 2 mars, au troisième jour de l'opération israélo-américaine,
le conflit a débordé des frontières iraniennes pour toucher d'autres pays de la région.
L'armée israélienne a officiellement annoncé être passée à l'offensive contre l'Usbola au Liban.
Le chef d'état-major israélien a déclaré
que des frappes massives étaient en cours au Liban en représailles
et a prévenu qu'il fallait se préparer à plusieurs jours de combat.
La France a rapidement réagi à cette crise et le 28 février,
le président Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Élysée.
Lors de ce conseil, Macron a affirmé très clairement que la France n'a ni été prévenue ni impliquée
dans les attaques des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.
Il a ajouté, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés.
C'est une déclaration importante qui a marqué la distance prise par la France
vis-à-vis de ses opérations. Le président français a estimé
que le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, l'Iran et Israël
emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale.
Il a insisté sur le fait que nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien
se résoudra simplement par des frappes. La France a demandé l'organisation d'une réunion
urgente du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Macron a également eu des mots pour le peuple iranien
déclarant que les massacres perpétrés par le régime islamique
le disqualifiaient et nécessitent que la parole soit rendue au peuple.
Une déclaration conjointe de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni
publiée sur le site de l'Elysée a condamné avec la plus grande fermeté
les attaques iraniennes contre les pays de la région
et a appelé Téhéran à chercher une solution négociée. Dans l'Hexagone, en France,
le ministre de l'Intérieur a demandé une mise en vigilance des forces de sécurité intérieure
afin que les préfets accordent une attention particulière
au rassemblement en lien avec cette situation internationale.
Dimanche soir, Emmanuel Macron a également déclaré à l'issue d'un conseil de défense
que la France allait rehausser sa posture militaire au Moyen-Orient.
L'objectif est de protéger les bases françaises
dont la base navale d'Abu Dhabi qui a été touchée le week-end dernier
et de soutenir les alliés de la France dans cette région.
Mais quels sont les enjeux et quelle suite est à prévoir ?
Cette opération militaire est la plus importante menée par les États-Unis au Moyen-Orient
depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Donald Trump a indiqué que les opérations
pourraient se poursuivre pendant 4 à 5 semaines. Dali Kameneï est un événement sans précédent.
Il dirigeait la république islamique d'Iran depuis 35 ans.
Ali Larijani, un haut responsable de la sécurité iranienne,
a annoncé la formation d'un conseil de direction temporaire
et a accusé les États-Unis et Israël de vouloir démanteler l'Iran.
La fermeture du détroit d'Ormuz menace l'approvisionnement mondial en pétrole.
Les cours du pétrole ont donc immédiatement grimpé.
Les espaces aériens de plusieurs pays de la région ont été complètement fermés
ou partiellement fermés, perturbant considérablement le trafic aérien mondial.
Actuellement, on n'a d'ailleurs pas beaucoup d'informations
sur la réouverture de ce trafic ou de certains aéroports. Concernant la situation politique en Iran,
deux scénarios pourraient émerger.
Soit la mort d'Ali Kameneï entraînerait un resserrement autoritaire
autour d'un successeur issu des cercles les plus conservateurs.
Soit, à l'inverse, la mort du guide suprême ouvrirait une phase de graves fractures internes
pouvant pousser la population civile à se soulever à nouveau.
Toutefois, rien ne garantit que cette fenêtre se traduira
par la transformation du régime en une réelle démocratie.
Cette affaire et la situation au Moyen-Orient sont à suivre de très près
car c'est une situation extrêmement grave
dont les conséquences se feront sentir très certainement pendant longtemps
et pas seulement au Moyen-Orient mais bien dans le monde entier.
J'espère que ce contenu sur l'actualité internationale vous a plu.
J'imagine que vous aviez suivi cette actualité ces derniers jours
peut-être dans des médias anglophones ou dans des médias de votre pays.
J'espère que grâce à ma vidéo,
vous avez pu apprendre du nouveau vocabulaire sur ces thématiques en français.
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Depuis mon tournage, de nombreux nouveaux événements se sont bien entendu produits.
Je voulais en ajouter deux à cette vidéo qui sont assez majeurs.
Le premier concerne l'ambassade des Etats-Unis en Arabie Saoudite.
En effet, elle a été la cible de deux drones iraniens dans la nuit de lundi à mardi.
Un incendie s'est déclaré mais aucune victime n'est à déplorer
et les dégâts matériels restent légers. Deuxième actualité importante,
c'est le discours très attendu qu'a tenu Emmanuel Macron, le président français.
Pour être libre, il faut être craint.
Pour être craint, il faut être puissant, a-t-il posté sur ses réseaux sociaux.
Ce lundi de mars, il a tenu un discours sur la dissuasion nucléaire
en se tenant devant un sous-marin nucléaire lanceur d'engin. Il a notamment déclaré
« Ceux qui auraient l'audace de s'en prendre à la France
savent le prix insoutenable qu'ils auraient pour eux à payer. »

